L’histoire

Giovannina Mazzone est née à Casale Monferrato (Alessandria) le 28 juillet 1861. Elle n’a pas encore vingt ans quand elle fonde le premier patronage et centre de loisirs pour jeunes filles. Elle se consacre à l’assistance morale et sociale des « mondine » (les ouvrières saisonnières des rizières des plaines du Piémont). Elle crée un centre de culture et un pensionnat pour les étudiantes, institue un réseau de services pour les domestiques et les ouvrières des cimenteries de Casale.

Pendant la Première Guerre mondiale, l’Institut devient un centre d’accueil pour les réfugiés du Frioul. De 1920 à 1940, d’autres œuvres voient le jour à Mirabello, à Fremura Ligure, à Biella, à Gênes, ainsi que l’école maternelle de S. Teresa de l’enfant Jésus pour les ouvrières de la fabrique de soie de Casale.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’Institut poursuit ses travaux d’enseignement et d’assistance, en organisant également des leçons de couture, de broderie, de dactylographie et de peinture. En défense de la liberté, il donne refuge aux Juifs persécutés pendant la Seconde Guerre mondiale. Les premières réunions clandestines du Comité de Libération Haute-Italie se tiennent dans sa maison de via Trevigi.

Pour réaliser sa devise «Toute forme de bien m’attire» elle fonde la Congrégation religieuse diocésaine des « Filles de Notre-Dame de Lourdes ».

Elle acquiert une grande renommée dans le Piémont à la fin du XIXe siècle et durant les premières décennies du siècle dernier. Chacun s’adresse à elle dans la certitude de toujours trouver une aide généreuse et efficace.

Elle meurt en odeur de sainteté le 9 janvier 1954 à Casale Monferrato.